TEMOIGNAGES

Voici l'expérience de Sandie , étudiante en dernière année de Master de Psychologie Sociale à Paris Descartes, partie en stage avec l'association Infirmiers Sans Frontières.

J'ai connu l'association ISF grâce à l'association "Humani'terre" de ma faculté Paris Descartes. Les échanges que Charlotte Laval, secrétaire de Humani'terre, a eu avec l'association ISF m'ont permis de connaître l'association. Ma formation n'étant pas très connue je me suis renseignée tout d'abord sur leur site internet pour voir quel profil de bénévole l'association recherchait. Les nombreux échanges avec ISF pour préparer le stage au sein du village de Tchavadé (au Centre du Togo) m'ont beaucoup rassuré. Je recevais mes réponses très rapidement. 
Je me suis donc décidée à partir en stage du 17 août au 19 septembre. J'ai été accueillie dès mon arrivée à l'aéroport de Lomé par le président de l'association, Christian, et un membre de l'association, Elom.  Le transport en taxi m'a permis de voir le développement du pays: autant dire qu'il faut se préparer à l'état des routes et aux coups de klaxons! J'ai du donc m'habituer à ce mode de vie très différent du nôtre (comme se doucher au seau, faire la cuisine au charbon de bois, etc). J'ai passé une journée à Lomé en attendant mon départ pour Tchavadé, au Centre du Togo (à 6h de route de Lomé). J'ai découvert la ville grâce à Elom, Christian et Komla qui m'ont aidé à faire toutes les démarches administratives (carte de téléphone, échange de monnaie, etc.) et m'ont montré des endroits fascinants de Lomé comme le Grand marché: une vraie caverne d'Alibaba!
Arrivée au village, je me suis sentie plus apaisée et avait hâte de commencer mon stage. Les démarches pour bien commencer mon stage ayant été préparées à l'avance, il n'y avait plus qu'à commencer! Le quotidien au village était organisé selon mes horaires de stage. Je devais réaliser des entretiens avec les villageois de 9h à 12h (Christian, le président tient à ce qu'on ne meurt pas de faim!) et de 15h30-17h30 (car la nuit tombe bien vite et à part notre logement, le village n’est pas desservi en électricité). La pluie nous a de temps en temps empêché de continuer les visites des villages (et a réduit l'échantillon prévu) mais le nombre d'entretiens réalisés m'a permis assez vite de construire un projet avec les jeunes du village. Ma dernière semaine s'est donc remplie assez vite car je devais réunir les personnes motivées  et le comité villageois du développement pour organiser une réunion le mercredi 14 septembre. J'ai terminé mon stage très satisfait car nous avons créé un comité de jeune composé de 6 membres du village. Je suivrai l'évolution de ce comité par mail.
En ce qui concerne l'ambiance de l'association, j'ai pu librement discuter avec les membres présents au village. Je n'ai malheureusement pas pu autant échanger avec ceux qui logent au siège de l'association, à Lomé. J'ai vraiment apprécié de vivre le quotidien du village, les personnes rencontrées lors de mes entretiens m'ont beaucoup appris. Les enfants sont très attachants, et les traducteurs qui m'accompagnaient l'étaient également. J'ai donc quitté le village avec un "pincement au cœur".  Mon séjour a aussi été organisé en fonction des excursions proposées par l'association.
J'ai effectué les trois proposées par l'association car je voulais profiter de mon séjour pour découvrir les beaux paysages togolais, et je ne le regrette pas! Je devais remettre un don d'affaires scolaires à un village de Koutamatou à Tamberma, ville proche de Kara. Nous avons remis (avec Christian, le président) le reste des dons à l'orphelinat Solinyogobo de Sokodé. 

J'ai retenu beaucoup de choses de ce voyage et de mon stage: l'éducation scolaire est un besoin vital pour permettre le développement des peuples qui souffrent de la pauvreté. Les femmes du village que j'ai interviewé ont pour la plupart abandonné l'école pour raisons financières ou pour se marier jeunes. Le problème étant que les enfants qu'elles "donnent" (terme repris des entretiens) sont parfois trop nombreux par rapport à leurs moyens et le manque de soutien financier de l'Etat.
Les togolais sont assez surprenants (dans le bon sens du terme!). Bien qu'on ne comprenne pas leur dialecte ("Ewe" dans le Sud, et "kotokoli" dans le Centre), on voit que ce sont des gens heureux (malgré les souffrances quotidiennes). Il ne faut pas hésiter à demander aux membres de l’association ce qu’il se dit lors des conversations, certaines fois nous pensions qu’ils se criaient dessus alors que non ! Certains togolais viennent nous parler directement parce que nous sommes des Blancs. Il faut s'habituer à être regardé et être appelé "Yovo, yovo, bonjour!" (Sud) ou "ansara, ansara, bonjour!" (Centre). Pour d'autres, l'échange doit être initié par nous-mêmes, il faut donc d'adapter à la personne rencontrée et ne pas avoir peur de lancer la conversation. Les membres de l'association sont également là pour nous expliquer leur manière d'être et de faire.
Il est très difficile de résumer 5 semaines de pures découvertes. Je retiendrai beaucoup de ce séjour qui n'aurait pas été possible sans ISF, alors MERCI ! 

Témoignage de Perrine, étudiante en soins infirmiers à l'IFSI la Roche Sur Yon en France



Je m'appelle Perrine et je vais débuter très prochainement ma troisième année d’études infirmières. J'ai connu l'association ISF par le biais de Facebook.

 Je suis donc partie au Togo pendant un mois durant lequel j'ai pu effectuer un stage en pédiatrie dans un hôpital de la capitale. Dés mon arrivée à l'aéroport, des membres de l'association m'ont accueillis, ce qui était rassurant. Ils m'ont ensuite conduit à l'association où j'ai pu faire la connaissance du reste des membres et la maison dans une ambiance chaleureuse! 

En pédiatrie, j'ai beaucoup appris. Ce stage m'a demandé une capacité d'adaptation car le système de santé et la manière de travailler est différente de ce que j'ai pu vivre auparavant en France. Je garde de très bons souvenirs de ce stage, qui a vraiment été formateur. J'ai pu atteindre mes objectifs de stage. 

Les infirmiers qui m'accompagnaient m'ont laissé une assez grande autonomie, j'ai pu donc assister aux visites médicales, faire les recueils de données lors de l'accueil des patients, prodiguer des soins (administration des traitements, prises des constantes), rassurer les enfants sur les soins, informer les parent... De part mon souhait et l'accord du surveillant général de l'établissement, j'ai également réalisé deux jours en maternité.
Lors de ces deux jours, j'ai assisté à plusieurs césariennes ainsi que des accouchements naturels. En plus de ces activités, j'ai aimé les échanges riches avec les soignants. Je remercie l'association ISF d'avoir décrocher ce stage pour moi. Il a été très formateur pour moi, c'est pourquoi je soutiendrai l'association à continuer cette mission pour les prochains bénévoles à venir. 

Hors mis le stage, le séjour s'est très bien passé. J'ai aimé l'échange culturel qui était omniprésent, jusque dans les tâches de la vie quotidienne. Je me suis tout de suite sentie à l'aise dans la maison où nous vivions. L'association propose des excursions les week-ends afin de découvrir certains atouts du Togo. J'ai eu la chance de toutes les faire. Les membres qui nous accompagnent cibles nos envies et adaptent l'excursion au mieux avec nos souhaits. Pendant ces visites, j'ai pu découvrir différents paysages du pays (lacs, cascades, forêts, montagnes, plaines), aller à la rencontre de plusieurs ethnies, voir des animaux comme des éléphants.
Les membres de l'association ont la réelle envie de nous faire découvrir leur pays, ce dont j'ai beaucoup apprécié! J'accepte d'être en contact avec des personnes qui seraient intéressées pour faire un séjour avec ISF.
Certaines connaissances, seraient intéressés pour réaliser un stage avec ISF, je vous mettrais en contact avec eux. Je remercie infiniment tous les membres de l'association qui ont fait de ce séjour le plus beau voyage que j'ai jamais vécu!


  Témoignage de deux étudiants en kinésithérapie de la Haute École Henri Spaak de Bruxelles partis pour 1 mois de stage avec l’association Infirmiers Sans Frontières au Togo.


Bonjour, 

Nous sommes Jessica et Yohan, deux étudiants en Master 1 de kinésithérapie à la Haute école Paul Henri Spaak à Bruxelles. Avides de faire un stage à l’étranger nous avons pris contact avec Partenariat – Togo dont le siège est en Belgique et qui est en partenariat avec  ISF TOGO.

L’association Infirmiers Sans Frontières était chargée d’assurer l’organisation administrative et matérielle du stage. Ce qu’elle a fait malgré toutes les démarches laborieuses engagées par le stage au CHR Lomé Commune de Lomé. Afin de faciliter la signature de la convention envoyée par la Direction de notre école, ISF a du signer une convention de partenariat avec ledit hôpital. Ce qui donne droit et facilitera l’organisation des stages aux futurs étudiants qui aimeraient partir avec l’association.

Nous sommes arrivés à Lomé le 31 janvier 2016 dans la soirée et nous avons commencé le stage le 02 février 2016. En partant en stage au Togo, nos objectifs étaient d’effectuer un stage temps plein afin de pratiquer notre futur métier sur un con
tinent que nous affectionnons particulièrement.
 Nous avons aidé à la confection de plâtres et attelles plâtrées. Nous avons également pu assister à une opération chirurgicale dans le cas d une fracture du plateau tibial.
Nos intérêts étaient surtout de voir comment la kinésithérapie était pratiquée au Togo. Et aussi d apprendre certaines techniques propres au togolais, de rencontrer de nouvelles pathologies, comprendre leur mode de travail et de traitement et aussi être en contact avec une population différente de celle en Belgique et nous en sommes satisfaits.
En dehors des périodes de stage, nous avons pu visiter certains marchés au centre de Lomé et certains sites touristiques des villages de l’intérieur du Togo ainsi que les cascades à kpalimé.

Dans l’ensemble, ce fut un très bon séjour et nous ne regrettons pas du tout d avoir choisi le Togo. Nous gardons de ce séjours que de bons souvenirs. Nous ne pouvons que conseiller à d'autres bénévoles de vivre cette expérience et de partir avec Infirmiers Sans Frontières.

Jessica et Yoann .

Voici l’expérience de Constance et Sophie, deux logopèdes récemment diplômées à la Haute École de la ville de Liège (Belgique), avec l’association Infirmiers Sans Frontières

Nous avons connu l’association sur le groupe face book « Orthophonistes Sans Frontières ».
Au début, nous n’étions pas très rassurées car l’association n’avait pas encore accueilli de bénévoles et n’était pas très connue.

Cependant, nos échanges avec ISF lors de l’organisation de la mission et l’adéquation des frais de prise en charge avec la durée du séjour nous ont motivées à nous y engager.
Nous sommes donc parties au Togo le 8 septembre 2015, pour une durée d’un mois.
Dès notre arrivée à l’aéroport de Lomé, nous avons été accueillies par les membres d’ISF et conduites au logement de l’association, très correct. Bien que nous nous y attendions, nous avons été frappées par le mode de vie togolais, différant grandement du nôtre et auquel nous nous sommes vite adaptées.
Au début du séjour, il nous manquait toutefois quelques conditions pour nous sentir tout à fait à l’aise. Nous les avons tout de suite signalées aux membres de l’association qui ont immédiatement obtempéré, ils ont fait preuve de bienveillance envers nous.

Paul et Elom nous préparaient de très bons repas. Ces deux personnes étaient toujours présentes en cas de besoin et nous guidaient lors des excursions les week-ends.
Nous avons travaillé à l’orphelinat Mercy Children’s Home, avec des enfants volontaires et très motivés. Le Directeur de l’orphelinat était très accueillant, à l’écoute et attentif aux méthodes que nous utilisions. Il nous a tout de suite mises à l’aise en nous laissant mettre en place les activités que nous souhaitions. Le projet était très approprié à nos compétences en orthophonie. Durant les vacances, nous avons pu donner cours aux enfants, âgés de 6 à 16 ans. Nous avons également approfondi certains domaines avec certains orphelins en difficulté scolaire. 

Durant la semaine de la rentrée scolaire, nous les avons beaucoup aidés dans leurs devoirs. Ils réclamaient des exercices en français et étaient très attentifs à nos interventions.
Nous avons partagé de nombreux moments conviviaux avec les enfants. L’échange que nous avons entretenu avec eux fut très enrichissant. Enfin, nous avons beaucoup apprécié découvrir une culture particulièrement riche et si différente de la nôtre…

Nos objectifs personnels et « professionnels » à l’orphelinat ont été atteints. Nous avons échangé avec des membres très sympathiques de cette association et le rapport qualité/prix du séjour est très correct comparé à d’autres associations que nous connaissons.
Nous invitons donc d’autres bénévoles à participer aux missions de l’association Infirmiers Sans Frontières.

Sophie et Constance

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